LA MONOGRAPHIE COMMUNALE

En 1899, les instituteurs et institutrices de la Mayenne ont participé, sous l’impulsion de l’inspecteur d’académie, à l’élaboration de cette œuvre collective qui fut présentée et récompensée à l’Exposition universelle de 1900.


La collection, qui représente 27 volumes cantonaux, est conservée aux Archives départementales de la Mayenne. Cet ensemble de 268 monographies, dans lequel chaque auteur s’est attaché à décrire sa commune sous tous ses aspects - géographique, économique, administratif -, compose un tableau extrêmement riche et varié du département de la Mayenne, tel qu’il se présentait il y a un siècle.


La publication, canton par canton, de ces monographies, sont souvent accompagnés d’illustrations originales.

 

Vous pourrez trouver l'intégralité de la monographie sur le site du Conseil Départemental de la Mayenne en cliquant sur ce lien : monographie de La Pallu

LE RECENSEMENT DE LA POPULATION

Nous avons été recensés en 2014, et le prochain recensement aura lieu en 2019 (tous les 5 ans).


L’agent recenseur est recruté par la commune et l’INSEE participe à la formation et constitue le répertoire d’adresses à recenser.


Vous pouvez le faire par internet via le site : le recensement-et-moi.fr

Ou alors par le biais des questionnaires papier que l’agent distribue et qu’il récupèrera à une date fixée.

 

Pour savoir comment ça marche, cliquer ici

LE PATRIMOINE COMMUNAL

1) Les origines

La Pallu, petit village d'une superficie de 665 hectares, tiendrait son nom du mot latin « pallus », marécage, petit marais. Il culmine à 230 m d'altitude au nord, dans le bois de la motte et le lotissement des bruyères pour redescendre à 170 m dans le bourg et à moins de 130 m dans les vallées.

D'après l'abbé ANGOT, les premières traces de construction se trouveraient au Montfriloux, à 500 m au sud du village, «  une motte de 38 ares au bord du ruisseau du Moulin de la Pallu était ceinte au sommet d'une haie circulaire de pierre et de terre de composition analogue à celle du chatelier de Cordouan ». Il s'agirait des restes d'une place forte du XIème siècle. Selon la légende, sous la butte, une barrique d'or serait enterrée.

Mentionné sous le nom de La Pallu en 1312, la commune s’est également appelée Ecclésia de Lapallu au XVIème siècle, Saint Sulpice de Lapallu en 1563 et Ecclésia de Palude en 1568.

La Pallu fut dotée d'un poste de gabelle de 1625 à 1670.

La seigneurie paroissiale est annexée dès le XIVème siècle à la terre de Bois-Hamelin, un fief vassal de Lassay situé à Neuilly le Vendin.

A la fin du XVIIème siècle, les jeunes de la commune émigrent vers Paris pour travailler parmi les maraîchers. En 1696, La Pallu compte huit métairies (propriétés foncières pour laquelle l'exploitant paye une redevance annuelle déterminée en argent ou en récolte) et quinze bordages (habitations agricoles).

Les trois quart des terres de la commune sont utilisés pour la production de seigle, d'avoine et de sarrasin, le reste est fait de landes et de bruyères.

 

2) L'église Saint Sulpice

L'église paroissiale, dédiée à Saint Sulpice, a été partiellement reconstruite aux XVIIIème et XIXème siècles. Le chœur est la partie la plus ancienne de l'édifice. A l'extérieur de l'église, sous un vitrail, on remarque la date de 1688. Cette église fut construite en lieu et place d’une ancienne chapelle.

Le sanctuaire renferme une chaire en bois datant du XVIIème siècle (1692) et à l'entrée une pierre tombale en granit avec des inscriptions sculptées : «  Cy git le corps de Jean Coupard, curé de la Pallu décédé le 25 juillet 1714 qui a fondé l'école et quatre services. Gisent ausy Françoise et jacques Coupard décédés le 13 octobre 1701 et 18 octobre 1704 qui ont fondé deux messes mercredy et dimanche à perpétuité ». Cette pierre tombale fut déplacée et installée dans l'église lors de travaux réalisés au XIXème siècle.

Les deux plus anciens vitraux de l'église datent de 1927. L'un d'eux représente un pèlerin, armé de son bâton, habillé d'une pèlerine et d'un large chapeau, à l'entrée du village. A l'arrière plan, on distingue l'église, le presbytère et l'ancien cimetière. On parlera de la signification de ce vitrail dans le chapitre sur les calvaires.

Une statue de Saint Eloi, datant du XVII me siècle rappelle la mission de cette confrérie, soulager les pauvres, assister les malades et « faire éviter l'ivrognerie, les rancunes et autres désordres ». Approuvé par le pape Innocent XI en 1678 le fonctionnement de celle-ci s'arrête en 1850.

L'horloge communale, installée sur le clocher, date de 1899.

Le presbytère jouxtant l'église date du XVIIIème siècle. Il possédait une cachette qui fut utilisée pendant la révolution.

 

3) Les calvaires

La commune a la particularité de posséder un calvaire à chacune de ses entrées et au cœur du cimetière actuel, tous édifiés entre le  XVIème et le XVIIIème siècle. On en dénombre six plus celui, plus récent appelé croix des bruyères.

Le plus emblématique est le calvaire de la croix Couppard au carrefour entre les routes de Couptrain et de Neuilly-le-Vendin. En granit, d'une hauteur de 5 mètres, le centre du croisillon, creusé en forme de niche abritait une piéta. Une autre, plus bas, est surmonté d'une croix, une troisième , dans le socle, était destinée à recevoir une statue de la vierge. Le donateur de ce calvaire est sûrement Jacques Coupard de la Foucherie. A la base du calvaire, on peut lire l'inscription suivante : «  J ay esté donné par Jacques Coupard. Requiescat in pace. Pater. Ave.1702 »

 

Le calvaire de la route de Saint Calais, près du cimetière, date du tout début du XVIIème siècle, il fut érigé par un pèlerin de retour de Saint Jacques de Compostelle, comme l'atteste la présence d'un bâton de pèlerin sculpté le long de la colonne. Cette scène est représentée sur un vitrail de l'église.

 

Le calvaire au centre du cimetière a été déplacé, en même temps que ce dernier dans les années 50. Il est contemporain à son voisin de la route Saint Calais, on peut deviner, à sa base, l'inscription « fransois » et la date « 1605 ». on trouve aussi sur sa colonne un bâton de pèlerin sculpté, ainsi qu'un Christ en croix au niveau du croisillon. Il fut certainement offert aussi par un pèlerin de retour de voyage. Le calvaire du hameau du Coudray possède le même ornement au centre de sa colonne. Cela prouve la grande foi et dévotion des villageois au moyen-âge.

Il était de coutume de faire le don d'un calvaire à la commune à chaque retour de pèlerinage ou de mission et ce jusqu'à la moitié du XXème siècle.

Notre commune était, aussi, sur le chemin des pénitents en marche vers le Mont Saint Michel, en atteste la présence de la chapelle Saint Antoine, étape de ce pèlerinage, à quelques kilomètres, dans le département de l'Orne.

 

La croix des Bruyères a été érigé par les habitants de la commune le 15 août 1948 pour commémorer la libération du village par les soldats américains le 14 août 1944. Le socle est une ancienne roue de pressoir à cidre dans lequel est encastré le fût en chêne.

 

4)  Les écoles

La pierre tombale de Jacques Coupard, dans l'entrée de l'église révèle qu'il est le fondateur de l'école des garçons à la fin du XVII ème ou début du XVIII ème siècle. Cette école touchait le presbytère. On trouve les traces d'une école de fille en 1769, tenue par la sœur, Anne Quentin. Les deux écoles, transformées aujourd'hui en mairie et en logement ont été respectivement bâties en 1881 et 1892.

 

5) L'ancien relais de poste

Cette ancienne maison, au centre du bourg, figurant sur de nombreuses photos anciennes, était, à l'origine, un relais de diligence parcourant la route d'Alençon à Domfront. Ce fut longtemps un hôtel et une épicerie, attestant du dynamisme de La Pallu jusqu'au début du XX ème siècle.

 

6) Les châteaux

Il existait, autrefois, deux châteaux dans la commune : le château de Boissay et celui du Herse.

Le château de boissay était une construction massive du XIII ème ou XIV ème siècle. Il se composait de quatre tours carrées, reliées entre elles par des bâtiments peu élevés, le tout entouré de douves. Il a été détruit pendant la Révolution. Il ne restait, vers 1900, qu'une des tours, un fossé et des traces d'oubliettes.

 

Le château du Herse, (une ferme aujourd'hui), près de l'étang du même nom était plus récent. Il a été détruit aussi pendant la Révolution. Il n'en subsiste plus rien. Certaines voix parlent encore d'un souterrain reliant les deux places fortes.

 

Sources principales :

  • Abbé Angot : Sites et monuments de la Mayenne
  • Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne
  • Epigraphie de la Mayenne
  • Archives Ouest-France
  • A.Ledru : Répertoire des monuments et objets anciens de la Sarthe et de la Mayenne
  • Monographie communale
  • (livres verts des communes de la Mayenne)